À l’été 2022, nous étions dans les Rocheuses canadiennes, le Yukon et l’Alaska. À l’été 2023, nous étions entre l’Amérique Centrale et la Colombie. Et à l’été 2024, nous étions à nouveau en Alaska et dans le Yukon. Voilà donc 3 étés que nous n’avons pas passé au Québec ! Alors, après notre road trip de plus de 2 ans sur la panaméricaine et après un hiver québécois où nous nous sommes beaucoup reposés, le retour des beaux jours nous donne envie de remettre le nez dehors et de profiter de l’été au Québec. On a donc enchaîné les weekends nature autour de Montréal ! Entre camping, randonnée à la journée, trek de plusieurs jours et pêche entre amis : notre été nature nous a fait redécouvrir des endroits qu’on adorait et découvrir des coins qu’on ne connaissait pas à moins de 3 heures de Montréal. On t’emmène !
La montagne Noire, aventure à pied… ou en 4×4
La montagne Noire est située à 1 h 30 au Nord de Montréal, dans la belle région de la Lanaudière. Au sommet, on y trouve une tour d’observation qui offre une vue à 360° sur les montagnes et les forêts environnantes. On peut y accéder à pied (été comme hiver !) par un sentier de 7 kilomètres. Mais pour ceux qui ont 4×4, une trail de 15 kilomètres y amène également. Ça tombe bien, car on a un Jeep… et nos amis aussi ! Maintenant que nous sommes de retour de notre voyage, nous avons très envie de faire une sortie tous ensemble. On les amène donc sur la trail de la montagne Noire, que l’on connaît bien, car on l’a déjà faite à l’automne 2021 avec nos amis du Club Jeep Montréal. C’est une trail 4×4 pas très technique, bien qu’un peu rocailleuse par moment, parfaite pour débuter et parfaite pour notre Jeep, qui a tout de même 120 000 kilomètres jusqu’à Ushuaïa dans les pattes.





Le mont Orford, ski en hiver, randonnée en été
Direction à présent l’Estrie, à 1 h 30 à l’Est de Montréal. Pour notre première randonnée de la saison, nous avons choisi le parc national du mont Orford. Le parc offre de nombreuses possibilités de randonnées. Pour nous, ce sera une des plus emblématiques du secteur : le sentier des Crêtes, une boucle de 22 kilomètres à travers bois, pics rocheux et pistes de ski. Lorsqu’on s’élance de Montréal au petit matin, enjambant le pont Jacques-Cartier au dessus du Saint-Laurent, le temps est radieux, mais voilé d’un épais nuage de fumée. Les feux de prairie qui font rage au Saskatchewan et au Manitoba recouvrent la région d’une brume impénétrable.


1 heure et demi de route plus tard, la brume est toujours là et c’est à travers son prisme qu’on découvre les beaux paysages du parc national du mont Orford. En réalité, la fumée des feux de forêt, particulièrement ravageurs cette année au Canada, nous accompagnera tout au long du mois de juillet, faisant de Montréal la ville à la qualité de l’air la plus médiocre au monde plusieurs fois au cours de l’été.

🥾 Sentier des Crêtes – 22 kilomètres
Après le tour du lac, qui rallonge la randonnée de 7 kilomètres, nous nous élançons sur le sentier qui permet de monter jusqu’aux crêtes. Ça monte fort et dur et on se dit qu’on a peut-être été ambitieux pour notre première vraie randonnée de la saison ! 😆 Heureusement, le sentier des Crêtes nous récompense de plusieurs belles vues sur les montagnes estriennes et l’étendue des forêts qui les recouvrent. Par temps dégagé, la vue porte même jusqu’au Vermont, aux États-Unis !



Après 8 kilomètres à randonner de pic rocheux en pic rocheux, nous débouchons sur une piste de ski. Le sentier des Crêtes du mont Orford est sensé se terminer par une bonne ascension jusqu’au sommet du mont Orford, le sommet des pistes, l’arrivée du télésiège. Mais nous sommes épuisés et à court d’eau. D’un commun accord, nous décidons donc de redescendre jusqu’à la station en suivant la Grande-Coulée, la piste noire. Autant dire que la pente est abrupte !

La Forêt Ouareau : itinéraire de trek de 3 jours
Pendant notre road trip de l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud, un équipement nous a particulièrement manqué : une tente ! Alors oui, on a passé plus de 2 ans à dormir dans une tente de toit. Mais là, on parle d’une tente de trekking, légère et peu encombrante. Mais aujourd’hui, une tente de trekking, on en a enfin une ! Elle pèse 1,9 kg et nous n’avons qu’une envie : la tester ! Pour se faire, on choisit le parc régional de la forêt Ouareau. Ce parc est situé à 1 h 45 de route au Nord de Montréal. Et il regorge de sentiers de randonnée à faire à la journée ou sur plusieurs jours, le rendant parfait pour un weekend nature autour de Montréal. On laisse donc Jeepy et notre confortable tente de toit sur le parking, et on s’élance pour une boucle de 35 kilomètres.


🥾 Jour 1 – 15 kilomètres
En ce premier jour, on parcourt 15 kilomètres en suivant le sentier national. Il nous emmène surtout à travers bois, où c’est particulièrement boueux, mais nous offre aussi quelques points de vue sur la forêt Ouareau, très dense.



En fin d’après-midi, on arrive à l’abri 3 côtés. C’était le dernier emplacement de camping back-country (c’est-à-dire accessible uniquement par randonnée) de libre lorsque nous avons réservé… il y a deux jours ! L’endroit est super sympa pour planter la tente et on profite du coucher de soleil depuis les rives du lac voisin. Il y a même un castor dans l’eau ! Côté tente, elle s’avère très simple et rapide à monter. On profite ensuite du ruisseau près de notre emplacement pour faire une toilette rafraichissante, puis on s’attable pour cuisiner jusqu’à la nuit tombée.


🥾 Jour 2 – 9 kilomètres
La nuit a été excellente, très calme et confortable dans notre nouvelle tente. Ça nous change de la tente de toit ! Heureusement, à la forêt Ouareau, il n’y a pas d’ours, donc on a pu dormir paisiblement sur nos deux oreilles 😅. Au petit matin, on prend le petit-déjeuner en profitant des premiers rayons du soleil. Puis on plie le camp et on s’élance pour notre deuxième journée de marche.


On passe par plusieurs refuges dans les bois et au bord de lacs. Certains doivent être réservés en avance, mais d’autres sont en accès libre, ce qui doit être bien pratique pour se réchauffer lors d’une randonnée hivernale.


Aujourd’hui cependant, pas besoin de se réchauffer. Le temps est splendide, bien que la boucane des feux de forêt sévisse toujours dans la région, voilant le paysage d’un filtre opaque un peu gris alors qu’il fait très beau.



En fin de journée, nous atteignons le secteur du pont suspendu, où nous avons réservé notre deuxième nuit de camping. Un magnifique pont en bois suspendu nous permet d’enjamber la belle rivière Ouareau.



Mais de l’autre côté du pont, nous sommes un peu déçus d’arriver dans un vrai camping. Il y a du monde, des VR, des vans, des tentes. Rien à voir avec notre première nuit seuls en pleine nature. Notre emplacement est cependant sympa et on s’installe rapidement. On profite de la rivière Ouareau bien fraîche pour se baigner et faire la toilette. Et, pendant qu’on cuisine sur notre emplacement, un gros orage nous tombe soudain dessus. C’est le moment de tester l’étanchéité de la tente ! Les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde et la pluie tombe drue pendant 20 minutes. Puis, le calme revient et on peut reprendre notre cuisine à l’extérieur. Pas une goutte d’eau dans la tente !


🥾 Jour 3 – 13 kilomètres
C’est notre dernière journée de trek dans la forêt Ouareau ! Au programme du jour, clore la boucle pour revenir à notre point de départ. On s’élance à travers bois sur un sentier détrempé par la pluie de la veille. Et, au fur et à mesure des kilomètres, le soleil fait son apparition. Aujourd’hui cependant, nous ne sommes pas seuls sur les sentiers : une course en sentier a lieu, nous obligeant à nous tasser régulièrement sur le côté pour laisser passer les coureurs. Au ravitaillement, les organisateurs sont surpris de nous voir débarquer. « Vous faites la course ? », nous demande-t-on en avisant notre chargement de trek conséquent. On a tout de même droit à un bonbon réconfortant !




La Mauricie, notre parc préféré près de Montréal
Le parc national de la Mauricie se trouve à 2 heures de route au Nord de Montréal, en direction de Québec. Nous sommes tombés amoureux de la Mauricie dès la première fois que nous y sommes allés. Et depuis, nous y sommes allés souvent, que ce soit en été ou en automne.
🥾 Jour 1 – 8 kilomètres
Aussi, pour notre premier été au Québec après notre voyage, nous décidons spontanément d’y retourner. Et, pour la première fois, nous réservons un camping back-country pour pouvoir passer la nuit à l’intérieur du parc. Notre weekend nature au parc de la Mauricie commence par un pique-nique face au lac Shewenegan, suivi d’une sieste à l’ombre sur la plage.



On prend ensuite la direction d’un secteur du parc que nous ne connaissons pas : le secteur de Saint-Gerard. C’est dans ce secteur que nous avons réservé un emplacement de camping… en back-country. Pour y arriver, nous avons 8 kilomètres à parcourir. Chargés de notre équipement de trekking, nous nous élançons sur un chemin assez monotone, qui longe le lac à la Pêche.



Après 8 kilomètres où on n’a pas croisé grand monde et un arrêt à une belle chute d’eau, on arrive à notre emplacement de camping. L’endroit, au milieu des bois et au bord du lac, est top ! Il y a même un emplacement bien marqué pour planter la tente, une table et un foyer pour le feu. Pour le feu, on repassera, car nous n’avons pas de bûches et qu’il est interdit de couper du bois, voire d’en ramasser. Après avoir monté la tente, on profite de l’accès au lac pour prendre une bonne douche rafraichissante.


Le parc de la Mauricie, c’est aussi le pays des ours ! Alors, avant la tombée de la nuit, on prend nos dispositions pour éviter une visite impromptue. Un poteau est à disposition pour hisser nos affaires hors d’atteinte. Durant notre voyage, on a beaucoup campé en pays des ours, des Rocheuses canadiennes à l’Alaska. Mais on dormait dans la tente de toit, où on se sentait bien en sécurité ! Là, au sol, on est un peu moins sereins. On prend donc bien soin de ne rien garder dans la tente d’odorant : nourriture bien sûr, mais aussi dentifrice, savon, éponge et même vaisselle mal lavée. On met tout dans un sac, qu’on hisse ensuite hors de portée des ours, mais aussi des ratons laveurs et autres rongeurs.


🥾 Jour 2 – 8 kilomètres
La nuit n’est cependant marquée que par des averses à répétition. Heureusement, la tente reste bien sèche. Au matin, il pleut toujours. On reste bien au chaud dans nos sacs de couchage jusqu’à 11 heures, heure à laquelle il s’arrête enfin de pleuvoir. On met le nez dehors et on récupère notre sac de nourriture, intact. Ensuite, on prend un rapide petit-déjeuner, puis c’est parti pour 8 kilomètres retour jusqu’au parking !


La ZEC Colin pour un weekend pêche et nature
Une ZEC (Zone d’Exploitation Contrôlée) est un territoire sauvage protégé. Elles sont généralement situées sur les terres de l’état, puis administrées par des organismes à but non lucratif. Elles sont chargées de l’aménagement, de l’exploitation et la conservation de la faune, en plus de faciliter l’accès aux territoires pour les amateurs de plein air. Moyennant un permis, on peut y pratiquer la pêche, la chasse, la randonnée, le VTT, le canot et le camping. Plusieurs ZEC sont facilement accessibles depuis Montréal. Or, pour ce nouveau weekend nature entre amis, nous avons choisi la ZEC Colin.
Et il y a une raison pour laquelle nous allons camper dans une ZEC. En effet, cet été, avec nos amis, nous avons décidé de nous mettre à la pêche ! On n’a jamais pêché. On n’y connaît rien. Alors, pour nous équiper, nous sommes allés chez la référence en la matière : Sail. On est entrés en voulant acheter une canne à pêche, on est ressortis avec une canne à pêche, un moulinet, du fil de pêche, des plombs, des bouchons, des hameçons et des leurres de toutes sortes. Le vendeur s’en est donné à cœur joie ! 😅 D’ailleurs, on a appris qu’il y avait des leurres différents en fonction de si on veut pêcher depuis la berge, ou depuis une barque, et en fonction du type de poisson !
On a aussi découvert que pour pêcher au Québec, il faut être prêt à mettre la main au portefeuille. Emplacement de camping au bord du lac, droit d’accès de 2 jours à la ZEC, permis de pêche pour le Québec, permis de pêche spécifique à la ZEC. Avec tout ça, notre petit weekend nature autour de Montréal entre amis finit par nous coûter une petite fortune. On espère au moins pêcher quelques poissons !
🏕️ Jour 1
Après la route depuis Montréal et un arrêt pique-nique au bord d’un lac, on arrive à notre emplacement de camping en début d’après-midi. Il se situe à 5 kilomètres du chemin, au bord du lac. On est seuls, sans réseau, en pleine nature. C’est parfait. On installe immédiatement le camp : Rémi et moi dormirons dans notre tente de toit, nos amis dans une vaste tente de 8 personnes.



Mais on n’est pas là pour chômer. En quelques minutes, les cannes à pêche sont montées, les leurres sont installés et on est tous au bord du lac, plutôt curieux et motivés à bloc. À l’accueil, on nous a dit que la saison de pêche touchait à sa fin et que les lacs étaient pas mal vides. Bon, au pire, on aura une bonne excuse si on ne pêche rien ! 😆 Les premiers lancers sont laborieux : le leurre tombe à nos pieds ! Mais on prend rapidement le coup.



On a d’ailleurs rapidement quelques touches : des algues ! Beaucoup d’algues, encore des algues, que des algues. Pendant que les filles sont au jeu de quilles finlandaises, les garçons persévèrent tout l’après-midi… sans rien de bien excitant, si ce n’est un hameçon coincé au fond du lac qui a obligé Rémi à plonger pour aller le débloquer.. Alors, en fin d’après-midi, pour consoler tout le monde, on décrète que c’est l’heure de l’apéro. Car ici, même au fond du bois, on ne coupe pas à l’apéro ! 🍷



Heureusement, nous avions prévu autre chose que du brochet grillé au menu ! C’est repas de fête au coin du feu ! On prend l’apéro face au soleil couchant, qui nous offre, le temps de quelques minutes, une magnifique luminosité. Puis, pour le repas, c’est burgers maison, maïs bouilli et pommes de terre cuites dans la braise. On finit ensuite la soirée tous ensemble au coin du feu.



🏕️ Jour 2
Il a plu toute la nuit. Et pour la première fois depuis une nuit de tempête tropicale au Costa Rica, nous avons pris l’eau dans la tente de toit ! Au matin, il s’avère que la bâche était simplement mal mise. Ouf ! La nuit a été mouvementée, mais au moins, ce n’est pas un problème structurel. En plus, au matin, un beau soleil nous accueille. Un thé et un café, puis nous sommes déjà au bord du lac, cannes à pêche à la main, la motivation revenue. Mais à nouveau, pas de trace de brochet, seulement des algues. On en vient donc à la conclusion qu’il n’y avait tout simplement plus de poissons dans ce lac. Quel dommage 🤭.


Tant pis, on se console avec un copieux brunch de muffin anglais. On avait quand même de l’espoir, mais on rentre bredouille de notre premier weekend de pêche. Cependant, la semaine prochaine, on part pour une incroyable aventure de quatre jours en canot-camping au parc régional de l’Algonquin (article à venir). Alors, on espère bien se rattraper ! Affaire à suivre !


Mont Tremblant, grand classique d’un weekend nature autour de Montréal
Pour notre dernier weekend camping de l’été, nous allons au parc national du Mont Tremblant. Situé à 1 h 30 à l’Ouest de Montréal, au cœur des magnifiques montagnes des Laurentides, c’est un parc très connu pour un weekend nature autour de Montréal. Quand nous y allons, que ce soit en été, à l’automne pendant les couleurs ou en hiver sous la neige, nous faisons du camping sauvage autour du parc. Mais cette fois-ci, nous décidons de réserver un emplacement de camping dans le parc, sans eau, ni sanitaires, ni électricité. Et on fait bien, car à notre arrivée, il n’y a plus de courant suite à une grosse tempête pendant la nuit. Heureusement, pas besoin d’électricité pour randonner ! On part immédiatement pour une rando de 9 kilomètres qui nous amène vers de beaux points de vue.




Direction ensuite le camping, en évitant les chevreuils qui traversent la route. On découvre notre emplacement de camping, non loin de la rivière. C’est un espace plat et dégagé avec table de pique-nique et foyer pour le feu. Malgré quelques arbres, le vis-à-vis est plutôt important. On entend même la conversation de nos voisins ! On est loin des emplacements sauvages en pleine nature qu’on aime tant. Nous n’avons qu’un sac de bûches, donc nous attendons que la nuit tombe pour allumer le feu. On brûle ensuite nos bûches l’une après l’autre, avec parcimonie, pour que notre feu dure le plus longtemps possible. Et, pour la première fois de l’été, nous finissons la soirée en mangeant des chamallows grillés au feu de camp !



C’est ainsi que s’achèvent nos aventures estivales de cette année. Et déjà, on a bien hâte à l’année prochaine ! 😆 Reste connecté(e) pour l’article à venir sur notre aventure canot-camping incroyable au parc régional de l’Algonquin, en Ontario !
4 commentaires
Sympa ces randos d’été ! Ça donne envie….
Bon pour la pêche, c’est pas encore ça 🤣
Bisous.
bonjour,
Sympa de vous revoir ,toujours d’aussi belle photos 🙂 merci pour ce reportage
amicalement Wanda
Merci pour ce beau récit, l’appel de la nature est toujours le plus fort 🤗.
Finalement pas besoin d’aller bien loin pour trouver des paysages magnifiques.
J’espère que quand les poissons seront de retour la pêche sera plus fructueuse.
Bisous.