Cet été, après la randonnée, le trek, le camping, la trail et la pêche, notre plus grande aventure s’est faite sur l’eau. Pour le long weekend de la Fête du travail, nous sommes partis 4 jours en Ontario, la province voisine du Québec, pour une aventure de canot-camping qui nous faisait rêver depuis longtemps. On t’embarque avec nous dans le récit de notre incroyable aventure canot-camping au parc provincial de l’Algonquin.
Mais déjà, c’est quoi le canot-camping?

C’est l’équivalent d’un trek, mais sur l’eau : au lieu de marcher, on pagaye ! 🛶 Cette activité mêle la navigation en canot sur lacs et rivières au camping en pleine nature. Le tout sur 2 jours, 1 semaine, 1 mois ou plus si affinité ! Sachant qu’il y a environ 2 millions de lacs au Canada, autant dire que le canot-camping est une activité plutôt prisée par ici. Et en Ontario, il y a un parc très réputé pour le canot-camping : le magnifique parc provincial de l’Algonquin. Un mois en avance, nous avons réservé un canot et des emplacements de camping en backcountry, uniquement accessibles par l’eau. C’est notre première expérience de canot-camping, alors nous avons soigneusement préparé un itinéraire : une boucle de lac en lac sur 4 jours. C’est parti !
Samedi 30 août 2025
Depuis Montréal, il faut 5 heures pour rejoindre le parc provincial de l’Algonquin. Il y a quelques années, 5 heures de route nous auraient paru beaucoup trop pour un weekend prolongé. À présent, après avoir littéralement parcouru 120 000 kilomètres de l’Alaska à Ushuaia, nos rapports aux distances ont changé. Après 4 heures de route, on s’arrête pour une nuit fraiche au bord d’une rivière, dans notre confortable tente de toit.

Pour notre première aventure canot-camping, notre plus grande préoccupation, c’est la météo. En effet, en camping et en canot, nous serions très vulnérables sous la pluie, qui pourrait avoir une grande influence sur notre expérience. Alors au réveil, quand on découvre un immense ciel bleu, c’est le soulagement. Après 1 heure de route, le parc régional de l’Algonquin est en vue. On récupère nos permis et notre équipement : un droit d’accès au parc, un permis de camper dans le parc, un permis de pêcher dans le parc, un canot pour 2 personnes, 2 pagaies, 2 gilets de sauvetage et une bouée de sauvetage. On boucle nos backpacks, on met le canot à l’eau et c’est parti pour 4 jours de canot-camping à l’Algonquin !

Le parc provincial de l’Algonquin en Ontario est un territoire immense de plus de 7600 km2. On ne l’a pas choisi par hasard : avec ses 2400 lacs et 1200 cours d’eau, il est particulièrement réputé pour le canot-camping. C’est aussi un parc très sauvage, pas vraiment recommandé pour les débutants. Mais après 2 ans et demi de camping dans les endroits les plus reculés des Amériques, sommes-nous vraiment des débutants ?

Une petite rivière paisible nous mène rapidement jusqu’à l’immense Rock Lake. Pour nous repérer, nous sommes équipés d’une carte hors ligne du parc. Il nous faut traverser Rock Lake sur toute sa longueur. Heureusement, on a le vent dans le dos. Au bout d’une heure de navigation, Rémi décrète qu’il est l’heure de pêcher. Nous avons une revanche à prendre sur la pêche. En effet, de tout l’été, nous n’avons pas pêché un seul poisson (pour le coup, nous sommes de grands débutants). La saison de la pêche touche à sa fin, alors nous nous lançons le défi ambitieux de pêcher au moins un poisson ce weekend. Ni une ni deux, Rémi sort la canne à pêche et fait ses premiers lancers.


La technique est bonne, le lancer est maîtrisé, mais pas de poisson à l’horizon. Au bout de 30 minutes, il faut repartir, car la route est encore longue jusqu’à notre emplacement de camping. On arrive rapidement au bout de Rock Lake et on se trouve face à notre premier défi de ce weekend canot-camping : 3 kilomètres de portage. Et le portage, c’est toute une aventure.


Parfois, pour passer d’un lac à un autre, il n’y a pas de passage navigable. Il faut donc mettre pied à terre et… marcher jusqu’à la prochaine mise à l’eau. Et bien sûr, il faut emporter tout notre barda. D’où la règle implicite en canot-camping : n’emporter que ce que l’on est capable de porter. Le piège, c’est de penser que sur un canot, on peut emmener beaucoup de choses. Or, plus on prend, plus il faudra porter ! On met pied à terre et on s’organise : Rémi se charge de son sac à dos et… du canot ! Ni une ni deux, comme s’il avait fait ça toute sa vie, il le charge sur les épaules. Puis, telle une tortue avec son canot sur le dos, il s’élance sur le sentier, le pas bondissant.



Quant à moi, je me charge de tout le reste : les gilets de sauvetage, les pagaies, le sac étanche avec tout notre matériel électronique, la canne à pêche et mon sac à dos.


C’est donc chargés comme des mules que l’on s’éloigne dans les bois. Malgré les 12 kilos du canot, Rémi me distance rapidement et disparaît au détour d’un virage. Je me retrouve seule à trainer laborieusement tout notre équipement encombrant à travers des bois silencieux. J’avais peur des ours, mais finalement, avec 2 pagaies bien lourdes dans les mains, je me sens plutôt en sécurité 😆. Au bout d’une marche interminable et plusieurs arrêts, j’aperçois Rémi assis au bord du chemin. On a fait la moitié, m’annonce-t-il. Ah. On prend une pause, et c’est reparti.
On arrive finalement à Louisa Lake après 3 laborieux kilomètres. L’endroit est magnifique et on en profite pour faire une pause, grignoter quelques en-cas et pêcher un peu. Le lac s’étend loin face à nous, tout en longueur, mais peu large. Et c’est sur ce lac que nous allons camper ce soir. Il y a 23 emplacements de camping disséminés sur ses rives et nous en avons réservé un. Lequel ? Peu importe ! Il faut juste en trouver un de libre, car nous ne sommes pas les seuls à avoir une réservation pour la nuit. On longe doucement la rive à la recherche des petits drapeaux, parfois à peine visibles, qui indiquent un emplacement. Mais tous sont occupés.



Au bout de 2 heures à pagayer, on commence à désespérer. Le premier emplacement était libre, mais il ne nous plaisait pas, on a donc décidé de continuer. Mais à mesure que l’on approche du bout du lac, on se demande si finalement, ce n’était pas le dernier de libre ! Et l’idée de devoir rebrousser chemin nous désespère. On part vérifier les emplacements situés sur les îles, mais ils sont tous occupés. La carte nous indique un ultime emplacement tout au bout du lac. Il est loin, alors je sors les jumelles pour sonder les environs. Personne ! Soulagés, nous pagayons jusqu’à lui et posons enfin pied à terre sur ce qui sera notre camp pour la nuit.

L’emplacement est situé sur une pointe rocheuse qui domine le lac, parfaite pour une séance intensive de pêche. Dans les bois, le terrain est plat pour planter la tente, avec un rond de feu et même des toilettes ! C’est en réalité juste un trou au milieu des arbres, sans cloison ! 😆 Autour du camp, les bois sont sombres et impénétrables et on décide de toujours garder notre bombe à ours à portée de main. En effet, il y a beaucoup d’ours noirs au parc de l’Algonquin. Aussi, on inspecte les lieux à la recherche du meilleur arbre et, après plusieurs lancers infructueux, on arrive à suspendre nos affaires loin au dessus du sol, et loin du tronc de l’arbre également (les ours sont aussi d’excellents grimpeurs).


Nos affaires en sécurité, on part au bord de l’eau et on se lance dans une partie de pêche face au soleil couchant.


À la nuit tombée, nous allumons un feu de camp et préparons le souper. Au menu ce soir : soupe de champignons déshydratée, plat lyophilisé de bœuf mandarin et riz et m&m’s. La soirée est calme et silencieuse. On se sent seuls au monde, loin de notre point de départ, au bord de ce lac immense. Heureusement, des lueurs rougeoyantes au loin, sur l’autre rive, nous rassurent un peu. Nous ne sommes pas entièrement seuls. Avant de partir au lit, nous rassemblons toutes nos affaires odorantes : nourriture, vaisselle, éponge, torchon, déchets, affaires de toilettes. Nous mettons tout dans des sacs, que nous suspendons haut dans un arbre, hors de portée des rongeurs et des ours, en espérant ne pas avoir une visite impromptue pendant la nuit.
Dimanche 31 août
La nuit a été calme, et de mon côté, un peu angoissante. Je suis restée à l’affût du moindre bruit, persuadée qu’un ours rôdait dans les parages et allait nous attaquer. Je me sens vulnérable dans cette tente posée au sol, comparé à notre haute tente de toit. Au petit matin, une brume mystérieuse flotte sur Louisa Lake. Il fait frais, alors on rallume le feu pour prendre notre petit déjeuner composé d’un thé/café, d’une pomme, de noix, de fruits secs et d’une barre de céréales.


À 10 heures, nous avons plié le camp et la brume s’est dissipée, dévoilant un ciel bleu sans nuage. Comme la pêche depuis la rive ne donne rien (si ce n’est que nous ne cessons de coincer l’hameçon dans les roches et les algues, ce qui nous contraint à sortir le canot pour aller le décoincer), nous décidons de quitter notre emplacement pour partir pêcher sur le lac et explorer ses îles.



Louisa Lake se termine par une zone de marécage et de hautes herbes infranchissable en canot. C’est donc l’heure du premier portage de la journée : 1,7 kilomètre à travers bois, avec toutes nos affaires sur le dos, au bout duquel nous débouchons sur Florence Lake. On pagaie 30 minutes, puis un canal étroit nous amène jusqu’à Frank Lake.

Là, nouveau portage. Cette fois-ci, il ne fait que 300 mètres. Je décide donc de m’essayer au portage du canot. Rémi m’aide à le poser sur mes épaules et je m’élance sur un chemin particulièrement étroit et accidenté. Le canot est dangereusement instable, m’entrainant un coup en avant, un coup en arrière, un coup sur le côté. Et il faut le naviguer entre les troncs, les branches basses, les buissons, enjamber des racines, descendre et monter. Les 300 mètres me paraissent bien longs. J’abandonne finalement à 50 mètres de l’arrivée et on finit les derniers mètres en portant le canot à deux.



On pensait déboucher sur un nouveau lac, mais il n’en est rien. Devant nous se trouve un canal étroit et peu profond, en cette fin d’été. La mise à l’eau est rocambolesque. Je patauge dans la vase jusqu’aux chevilles et tire le canot jusqu’à ce qu’il y ait assez de profondeur pour qu’il flotte. Puis on avance prudemment à l’endroit le plus profond, moitié pagayant, moitié poussant.



Après plusieurs minutes, nous débouchons sur Rence Lake. C’est sur ce lac que nous avons réservé un des deux emplacements de camping disponibles. Le premier, très arboré, ne nous tente pas, alors nous continuons un peu jusqu’à trouver le deuxième. Celui-ci est parfait, installé sur une pointe rocheuse qui domine le lac, avec le campement niché sous les arbres. L’endroit est isolé et magnifique.




Nous passons une magnifique soirée, seuls au monde sur ce lac où nous sommes réellement seuls. Cette pensée est à la fois angoissante et libératrice. Tout est calme. Il fait beau et chaud. Nous en profitons pour prendre un bain rafraichissant et nous laver. Nous tentons encore de pêcher, toujours sans succès. Puis, nous assistons à un splendide coucher de soleil. Le silence des lieux, parfois rompu par le cri des canards, est apaisant, presque oppressant. Mais on se sent bien face à ce paysage magnifique.



Après le coucher du soleil, on allume un feu de camp. Au menu ce soir : soupe de légumes déshydratée et chili con carne déshydraté. C’est un régal après cette journée intense. Lorsque la nuit tombe, les bois deviennent à nouveau angoissants. On reste près du feu, attentifs aux bruits alentours, mais tout est profondément silencieux. L’idée de se savoir si isolés sur ce lac seulement accessible après 2 jours de canot est oppressante. On finit par aller se coucher, non sans avoir prudemment suspendu toutes nos affaires à un arbre éloigné de la tente.
Lundi 1er septembre
Au petit matin, les bois sont sombres et humides tandis que le soleil se lève sur le lac. On rallume le feu pour prendre notre petit-déjeuner au chaud, le temps que le soleil arrive jusqu’à nous. Petit à petit, il s’élève dans le ciel et chasse la brume, révélant un ciel sans nuage et un lac lisse et immobile. Encore une magnifique journée en perspective !



Une longue journée de canot nous attend aujourd’hui pour rejoindre notre prochain emplacement de camping. On plie le camp, laissant tout comme nous l’avons trouvé. Puis, à 10 h 30, on met le canot à l’eau et c’est parti pour une nouvelle journée d’aventure. On dit au revoir à Rence Lake qui nous a accueillis pour la nuit et c’est par une rivière étroite que nous rejoignons le lac suivant. L’endroit est magnifique, avec ses eaux peu profondes, ses algues grouillant de vie, ses nénuphars en fleur et ses grenouilles qui nous regardent prudemment passer. Tout est paisible, et seul le clapotis de l’eau sous nos pagaies se fait entendre.






Il parait qu’il y a beaucoup d’orignaux au parc régional de l’Algonquin. Alors nous guettons la berge et scrutons les marécages et les herbes hautes avec espoir. Mais sans succès. Le plus gros animal que nous apercevons est un beau héron en train de pêcher, et qui s’envole pour se mettre à l’abri sur une branche lorsque nous passons devant lui. Dès que nous sommes passés, il reprend sa partie de pêche (il est d’ailleurs plus doué que nous !).


Après 1 heure de navigation paisible sur la rivière, le passage s’ouvre sur Harry Lake. On prend une rapide pause sur un emplacement de camping désert pour se dégourdir les jambes. Harry Lake est un grand lac et nous le remontons d’une traite à un bon rythme, face au vent. Puis, pour rejoindre Welcome Lake, on doit à nouveau passer par une rivière peu profonde. Si peu profonde qu’il suffit d’un virage mal calculé pour qu’on s’échoue. Ainsi, à plusieurs reprises, je suis obligée de descendre pour tirer et pousser le canot et le remettre à flot, pendant que Rémi pousse avec la pagaie.


Dans la manipulation, on se retrouve à échanger nos places. Rémi est soudain devant et moi, à l’arrière, à la barre ! Aie. Dans un canaux étroit et sinueux, c’est la galère. « À gauche ! À droite ! » me crie Rémi tandis qu’il tend la pagaie pour éviter que le nez du canot ne s’écrase contre la berge ou dans les hautes herbes. Il a beau m’expliquer comment barrer, je n’y arrive pas. Et lorsque l’on arrive à Welcome Lake, un immense lac qu’il faut traverser entièrement, on tourne en rond. Et, au lieu de tracer une ligne droite jusqu’à la plage, on zigzague dans tous les sens comme une mouche un peu pompette.

Lorsqu’on met enfin pied à terre, on est tous les deux épuisés et on en vient à une conclusion évidente : chacun son rôle et nous arriverons à bon port à moindre effort 😅. Nous nous installons sur une magnifique plage de sable de Welcome lake pour manger. L’endroit est magnifique, l’eau transparente, il fait beau et chaud. Alors, après mangé et avant de repartir, on en profite pour se baigner.



Un canot passe devant nous avec à son bord une femme seule. Je fais remarquer à Rémi que je ne pourrais pas faire ça toute seule. J’ai surtout en tête les nuits sous la tente avec les ours rôdant autour. Mais Rémi me répond : « Ah ça non, tu tournerais en rond ! » 😅. Sur ce, on récupère toutes nos affaires et on rejoint le portage à quelques mètres de là. On a bien fait de prendre des forces et un peu de repos, car 2,3 kilomètres de portage nous attendent. Le sentier suit la rivière, mais celle-ci est impraticable et pour cause : peu après notre départ, une chute d’eau de plusieurs mètres tombe dans un canyon rocailleux. On comprend mieux la raison d’être de ce sentier de portage.

2,3 kilomètres avec tout notre barda sur le dos, c’est long. On fait plusieurs pauses, et c’est au bout longues minutes que l’on arrive face à Gelico River. Là, on se rend vite compte que rejoindre Pen Lake, où on doit dormir ce soir, va demander encore un gros effort. En effet, la rivière est peu profonde et surtout, elle est régulièrement barrée par… des barrages de castor ! À chaque fois, c’est la galère. Je me met à l’eau, trébuchant parmi les branchages, les pieds s’enfonçant jusqu’aux chevilles dans la vase et je tire le canot par dessus le barrage pendant que Rémi pousse avec la pagaie.


Au bout d’une heure et 5 barrages de castor franchis, l’immense Pen Lake est en vue. Mais pour y arriver, nous devons tous les deux descendre, car il n’y a plus de fond. Dernier effort avant de pouvoir s’élancer sur le lac.


Pen Lake est un lac immense tout en longueur avec plusieurs emplacements de camping. Certains sont vraiment sympas, mais occupés ! On continue donc de pagayer, face au vent, sortant de temps en temps les jumelles pour vérifier la disponibilité des emplacements situés de l’autre côté du lac. L’un d’eux a l’air libre, mais il est à l’ombre et dans les arbres, sans plage. On prend le risque de continuer, même si on sait que c’est peut-être le dernier de libre. On pagaie ainsi pendant près de 2 heures, enchainant les déconvenues. Après avoir vérifié la carte, on constate qu’il y a encore 2 emplacements devant nous. S’ils ne sont pas libres, nous devrons rebrousser chemin ! L’un d’eux est sur une île. Et si c’était notre chance ?🤞 Nous nous en approchons et surprise : il est libre ! Ce soir, nous dormons sur une île. Notre île ! 🏝️

L’endroit est incroyable. L’emplacement de camping se situe sous les bois, entouré d’eau. Et le paysage autour de l’île est magnifique. Cerise sur le gâteau : on se sent ici particulièrement en sécurité, loin des ours (même si ce sont d’excellents nageurs, on les imagine mal venir nous trouver jusqu’ici au beau milieu de la nuit). Après être partis à la découverte de notre petite île tout en ramassant du bois mort, on s’installe tranquillement. La routine est maintenant bien rodée : on monte la tente, on gonfle les matelas, on prépare le feu pour ce soir, on fait plusieurs essais pour envoyer la corde par dessus la branche qui tiendra nos affaires pendant la nuit, on installe notre coin cuisine, on sort les lampes frontales en prévision de la nuit. Une fois que tout est prêt, on part pêcher.

C’est notre dernière soirée de camping et donc notre dernière chance de pêcher. L’endroit nous semble particulièrement propice, avec des rochers qui s’avancent dans l’eau et qui plongent rapidement à un bon fond. C’est maintenant ou jamais (ou en tout cas, c’est maintenant ou l’été prochain, car la saison de pêche de termine).




Au coucher du soleil, je lance notre petit réchaud-hélicoptère pour préparer le repas. On l’appelle ainsi car il est très bruyant. Aussi, quand Rémi m’appelle, je ne l’entends pas. Lorsque je relève la tête, je le vois me faire de grands gestes depuis la rive ! Victoire ! Il a pêché un petit poisson tout frétillant. Premier poisson à vie ! Il le relâche, refait un lancer (un dernier pour la route, sait-on jamais) et rebelotte ! Un autre poisson (non, je t’entends d’ici, mais ce n’était pas le même !). Fichtre. On n’en revient pas. L’histoire ne dit pas si c’était un vrai miracle ou s’ils ont été attirés par les restes de nourriture de la vaisselle (on avait fait une soupe de vermicelles juste avant).




Pour conclure cette belle soirée, c’est repas de fête. Nous dégustons un pad thaï déshydraté pas si mauvais, suivi d’une crème brûlée déshydratée plutôt bonne. On profite un peu du feu, puis on part se coucher pour une dernière nuit sous la tente.
Mardi 2 septembre
Comme chaque matin depuis 4 jours, tout est calme et paisible sur le lac. La journée s’annonce belle, encore une fois. Nous prenons le petit-déjeuner au soleil, tranquillement, jusqu’à ce qu’un hydravion nous passe au-dessus de la tête et vienne se poser sur le lac derrière notre île. Voilà qui brise la quiétude ambiante !




Aujourd’hui est notre dernière journée de canot-camping au parc provincial de l’Algonquin. On est un peu tristes de voir notre aventure se terminer et de devoir quitter notre île. Avec une météo pareille, on aurait pu continuer ainsi encore plusieurs jours ! Pagayer, porter, camper, être en pleine nature, galérer mais s’éclater. Tout ce qu’on adore, finalement. Vers 10 heures, le camp est plié et on met le canot à l’eau. Le portage se trouve à quelques mètres de là, au bout du lac. C’est le dernier ! Maintenant, Rémi fait ça comme un pro.



Après quelques centaines de mètres, on débouche sur Rock Lake, notre lac de départ ! Mais pour rejoindre notre point de départ et le Jeep, nous pagayons 2 heures, tout droit, avec comme but ultime la plage tout au bout, qui ne semble pas se rapprocher. On y arrive finalement exténués pour un repos bien mérité et une baignade rafraichissante.
Cette aventure de 4 jours en canot-camping au parc provincial de l’Algonquin a été une véritable découverte. Nous avons adoré chaque seconde, du pagayage au portage en passant par les soirées campings au bord de l’eau. Nul doute que la météo incroyable que nous avons eue a largement contribué à sa réussite. On a déjà hâte de recommencer l’été prochain ! ☀️
4 commentaires
Quel plaisir de vous retrouver avec toujours des paysages magnifiques qui me font rêver au gré de vos aventures ! Maintenant il me tarde de savoir où vous emmenez maman pour ses 60 ans !!! (moi j’aurais ouvert l’enveloppe c’est certain !!!! 🤣🤣)
Réveillée par les chats ce matin, agréable lecture en prenant mon
Café… ça faisait longtemps merci de me faire voyager 🙂
Toujours de beaux paysages
Une aventure extraordinaire même si parfois « galère ».
Bravo au pêcheur et à votre courage.
Bisous
Mamie
Hello,
vous nous donnez envie avec cette rando en canoë et ces beaux paysages et bivouacs ! Bravo ! Vous êtes 💪💪 !
On suppose aussi que depuis vous avez sorti les skis ou les raquettes. Alors, on attend de vos nouvelles enneigées !
Et gardez la ligne 😉 🤣 !
Bises à tous les deux