Pour terminer paisiblement et en beauté notre voyage en famille à Bali, nous partons passer quelques jours dans la douceur des îles Gili. Ces trois îles paradisiaques au large de Lombok sont réputées pour leur plage de sable blanc, la mer turquoise, les magnifiques spots de plongée et de snorkeling et une ambiance détendue. Tout ce qu’il nous faut ! 🏝️ Parmi les trois îles Gili de Lombok, nous avons choisi Gili Meno la sauvage, comme destination. Mais neuf ans plus tard, Gili Meno est-elle toujours aussi sauvage ?
Retard de 3 heures pour notre vol de Labuan Bajo à Lombok
Samedi 21 février 2026
Notre vol de Labuan Bajo, où nous avons eu la chance d’admirer les dragons de Komodo, à Lombok dure 1 heure, mais notre avion a 3 heures de retard. On passe tout ce temps sur les bancs de l’aéroport, où on a droit à un frugal repas offert par la compagnie. Puis, après un court vol, nous voilà de retour sur l’île de Lombok, où nous allons passer les derniers jours de notre voyage en Indonésie. Pour la soirée, nous retournons dans le Sud de l’île à Owa Lodge, où nous avions laissé nos bagages. Nous avions aussi réservé une « expérience repas indonésienne », dans ce lodge réputé pour son restaurant. Au menu : un trio de curry (poisson, poulet et légumes) cuisinés au feu de bois dans… des noix de coco ! C’est excellent 😋.


Direction l’archipel des îles Gili à Lombok en fast boat
Dimanche 22 février
Aujourd’hui, nous quittons Kuta Lombok, au Sud de Lombok, pour rejoindre les trois îles paradisiaques au Nord de Lombok : les îles Gili. Nous empruntons la magnifique autoroute de Lombok jusqu’au port de Bangsal. Nous achetons les billets dans une petite agence en bord de route, puis nous embarquons presque immédiatement dans un fast boat. Celui-ci va desservir les trois îles Gili : Gili Air la calme, Gili Meno la sauvage et Gili Trawagan la fêtarde. C’est sur Gili Meno que nous avons choisi de séjourner. En 2017, nous avions eu un véritable coup de cœur pour cette petite île paradisiaque de Lombok, et nous voulons la faire découvrir à maman. Après 30 minutes de bateau depuis Bangsal, nous sommes les seuls à débarquer sur Gili Meno. Ici, pas de voiture ni de scooter. Maman embarque avec les bagages dans une calèche pour rejoindre notre hébergement de l’autre côté de l’île. Rémi et moi partons à pied.

Cette petite marche de 30 minutes est l’occasion de constater les changements de l’île depuis 9 ans. Le magnifique hôtel dans lequel nous avions séjourné a été entièrement détruit par les tremblements de terre successifs de 2018. L’ancien terrain est maintenant recouvert d’une épaisse forêt. On distingue encore le trou de l’ancienne piscine sur la vue satellite. Et, au bout du chemin, lorsque l’on arrive sur la plage, c’est le choc. En 2017, la plage était entièrement sauvage. Nous venions nager avec les tortues chaque matin. Il n’y avait rien ni personne. Aujourd’hui, le bord de mer est entièrement construit : gargotes de plage, hôtels, restaurants, bars de plage, agences de plongée et de snorkeling. Il n’y a plus un seul espace public pour accéder à la plage.
Notre hébergement en bord de mer à Gili Meno
On remonte la rue jusqu’à notre hôtel : Divine Divers. L’endroit est super bien situé, avec un accès à la plage où ont été installés transats, paillottes, tables du restaurant et balançoires. L’accueil donne directement sur le front de mer, mais la piscine et les hébergements sont situés à l’arrière. Nos bungalows se trouvent au bout de l’allée étroite, face à face. Ils sont mignons, mais tout est construit dans un espace assez restreint, sans vue, si ce n’est sur les voisins. On se sent un peu à l’étroit.





Promenade sur la plage de sable blanc
On part se promener sur la plage. Sable blanc, eau chaude qui nous lèche les pieds, coraux et coquillages, eau claire : c’est une vraie plage de carte postale 🌴. De l’autre côté du bras se mer se trouve Gili Trawagan. L’île voisine semble à la fois proche et éloignée. C’est probablement ce qui a poussé les locaux à installer des panneaux d’avertissement pour dissuader les touristes de partir à la nage jusqu’à Gili T. Le courant est fort entre les deux îles. En arrière-plan, malgré un temps un peu couvert, on aperçoit le mont Agung à Bali, dont nous avons fait la magnifique ascension il y a deux semaines.






Restaurant local pas cher à Gili Meno
Ce ne sont pas les restaurants qui manquent à Gili Meno. Il y en a pour tous les goûts, et surtout pour tous les prix ! On remonte la plage en direction du Nord de l’île, loin du cœur de l’activité, et on s’installe dans un petit warung familial. Il n’y a personne, pourtant on déguste d’excellents plats locaux pour pas cher, et dans un cadre magnifique. Pour l’équivalent de 11 € à trois, on déguste deux plats de calamars grillés, un de crevettes et 3 jus de fruits au citron 🍋, à la banane 🍌 et à la fraise 🍓. Un délice ! Mais gare aux piments, qui sont forts par ici ! 🔥




Gili Meno, une île plus si sauvage
Lundi 23 février
La nuit a été mouvementée, avec beaucoup de vent et de pluie, le tout exacerbé par le toit en tôle de notre bungalow. On a cru à un ouragan ! Ce matin, le calme est revenu et c’est initiation à la plongée pour Rémi. Il fait quelques essais dans la piscine, avant de partir plonger en mer. Une expérience incroyable, bien différente du snorkeling.
En parlant de snorkeling, on aimerait bien s’y essayer, mais la météo est pluvieuse et venteuse et la mer agitée. On n’avait pas envisagé qu’il puisse faire moche sur les îles Gili, même en saison des pluies ! Pour l’heure, on reporte donc notre activité et on part à la découverte de notre île. Un petit sentier longe le littoral et permet de faire le tour de l’île jusqu’au port. C’est l’occasion de constater toutes les constructions qui ont fleuri depuis 9 ans. Fini la plage sauvage et préservée que nous avons connue. Des hôtels luxueux ont construit leur imposante bâtisse à quelques mètres de l’eau, privatisant entièrement la plage qui fait directement face à la propriété. D’ailleurs, là où la plage est « privée », elle est niquel : parfaitement ratissée, sans feuilles ni déchets et sans plus aucune végétation, si ce n’est parfois quelques arbres.






Déchets et ruines sur Gili Meno
Lorsque l’on arrive à la pointe de l’île, plus sujette aux vents et aux vagues, les constructions disparaissent et la nature redevient sauvage. Ici, là où plus aucun complexe touristique ne justifie l’entretien des plages, les déchets prolifèrent, ramenés par milliers par l’océan. On note aussi beaucoup de constructions à l’abandon : des hôtels démolis par d’anciennes intempéries et par les tremblements de terre de 2018, des trous de piscines envahis de végétation, des bâtiments à moitié écroulés, des ruines. C’est un drôle de contraste. Entre les nouvelles constructions qui grignotent peu à peu chaque espace disponible sur l’île, et les anciennes constructions laissées à l’abandon, on a le sentiment que Gili Meno est de moins en moins « la plus sauvage des îles Gili ».



Visiter le sanctuaire de tortues marines sur Gili Meno
Peu avant d’arriver au port, on tombe tout à fait par hasard sur un sanctuaire de tortues marines. Curieux, on s’approche, et surprise ! L’endroit est plein de bébés tortues ! Il y a des bébés de deux semaines, d’autres d’un mois, des moyennes de 5 mois et une grosse de 2 ans, qu’ils gardent ici car elle est née avec un seul œil et qu’elle tournait en rond sur la plage ! Ils relâchent les tortues quand elles ont 18 mois.


Une fois rendus au port, c’est en dégustant une bonne glace que l’on prend le chemin du retour, cette fois-ci en passant par l’intérieur de l’île. On y trouve encore quelques hôtels de luxe et des hostels plus bas de gamme, des commerces axés sur le tourisme, des habitations et une petite école. Au centre de l’île, il y a aussi… un lac !


De retour à l’hôtel, on se pose un peu à la piscine, avant d’être délogés par la pluie. C’est donc au restaurant de l’hôtel que l’on soupe, en espérant que la météo soit plus clémente demain.

Nager avec les tortues sur Gili Meno
Mardi 24 février
La nuit a été à nouveau très pluvieuse. Mais ce matin, on aperçoit un peu de ciel bleu entre les nuages. C’est notre chance ! On prend le petit-déjeuner les pieds dans le sable (banana pancake sans banane 😅), puis on va louer l’équipement de snorkeling dans une petite échoppe près de l’hôtel.


La mise à l’eau est rocambolesque. Les vagues sont puissantes sur la plage. Elles nous fauchent au niveau des chevilles et, instables avec nos palmes, on s’écrase maladroitement sur le sable. Puis, c’est parti pour une belle session snorkeling. Notre but ultime est de voir des tortues ! Or, on sait d’expérience qu’il y en a beaucoup dans les eaux de Gili Meno. Le tout est de les trouver ! L’eau est claire et chaude, la visibilité est bonne, les fonds marins sont riches en poissons multicolores. C’est vraiment beau ! On se laisse flotter au gré des vagues, levant la tête de temps en temps pour vérifier où nous sommes et surveiller les bateaux qui vont et viennent. On trouve rapidement une tortue, pour notre plus grand bonheur ! Elle mange des coraux au fond de l’eau et nous ignore royalement tandis qu’on passe de longues minutes à l’observer. C’est toujours un moment incroyable !
On nage ainsi toute la matinée, découvrant les spots connus de snorkeling sur Gili Meno. De retour à l’hôtel, on profite un peu des transats de la plage, avant de retourner manger au même warung que la veille. Il pleut sans discontinuer toute l’après-midi. On passe le temps dans nos chambres et dans le salon de l’hôtel. Il n’y aura pas de snorkeling cet après-midi. Le soir, on mange dans un restau mexicain de l’un des hôtels. C’est excellent, mais le prix n’est pas le même que ce midi ! L’addition est digne d’un restau à Montréal !


Mercredi 25 février
Ce matin, Rémi repart pour une deuxième plongée. Et du côté de maman et moi, pendant ce temps, ça sent plus le monoï que le poisson 🐚.

Après cette séance de plongée en eau « profonde », séance de snorkeling ! Nous avons une heure avant le grand départ, donc on s’empresse de se jeter à l’eau pour admirer une dernière fois les tortues marines. Mission accomplie, on peut quitter Gili Meno sans regret !
Retour à Bali
Comme à notre arrivée, maman part en calèche avec les bagages, et Rémi et moi rejoignons le port à pied. Il fait une chaleur écrasante. Le fast boat qui doit nous ramener sur Bali est un « gros » bateau. Il ne peut pas accoster sur le petit ponton de l’île. C’est donc à bord d’une petite barge bancale que nous le rejoignons. C’est pas le moment de tomber à l’eau !






On pense rejoindre immédiatement Bali, mais pas du tout. On fait d’abord escale à Gili Air, puis au port de Bangsal sur Lombok. Ensuite, direction Bali ? Non ! On part pour 45 minutes de traversée jusqu’à Nusa Penida, où nous étions la semaine dernière. Que de détour ! Résultat : plus de 4 heures de trajet pour rejoindre le port de Sanur, sur Bali. Heureusement que j’avais pris des cachets anti mal de mer, cette fois-ci, ce qui n’était pas le cas de tout le monde sur le bateau 🤮. Enfin sur la terre ferme, nous rejoignons immédiatement notre hôtel à Denpasar pour une dernière nuit sur Bali avant notre vol de demain soir.









1 commentaire
Le trio de curry cuit directement dans les 🥥 noix de coco…. 😋😋😋 Un délice !!
Gili Meno, tout un périple pour y accéder, mais franchement c’est un petit coin de paradis, sous la pluie la plupart du temps en cette saison, mais des plages paradisiaques, cartes postales, hôtels luxueux. Il ne faut pas regarder l’envers du décor, mais notre hôtel était un des rares que j’ai vu à Bali qui avait différentes poubelles de tri, un compost.
J’ai adoré nager avec les tortues 🐢, c’est tellement beau de la voir grignoter le corail, flotter au gré du courant, j’étais moi aussi une tortue 🐢 avec mon gilet de sauvetage/carapace, mes 4 membres écartés, portée par le même courant qu’elle.
Et que dire de ce sanctuaire de bébés tortues : adorables !
C’est un endroit reposant, calme, serein, tout à fait agréable et adapté pour finir notre trépidant périple d’un mois en Indonésie 💚